La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son dispositif de prévention de la pollution marine. À cet effet, la Direction de la Prévention de la Pollution et des Nuisances (DPPN) a organisé, les 29 et 30 octobre 2026, à Riviera 3, un atelier technique consacré à l’évaluation des capacités nationales de mise en œuvre des Annexes II, III et IV de la Convention internationale MARPOL.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Directeur de la DPPN a souligné l’importance de l’opérationnalisation effective de ces dispositions internationales pour améliorer la gestion des déchets issus du transport maritime et préserver durablement les écosystèmes marins.
En effet, le transport maritime génère diverses catégories de déchets et de résidus dont la réception et la prise en charge ne sont pas encore suffisamment assurées dans les ports ivoiriens. Cette situation constitue un enjeu majeur en matière de prévention des rejets polluants et de protection du milieu marin.
Trois annexes au cœur des échanges
Les travaux ont permis de présenter les exigences réglementaires, les différentes catégories de déchets concernées ainsi que les enjeux liés à l’application des trois annexes de la Convention MARPOL :
L’Annexe II relative au contrôle de la pollution par les substances liquides nocives transportées en vrac ;
L’Annexe III concernant la prévention de la pollution par les substances nuisibles transportées par mer en colis ou emballages ;
L’Annexe IV portant sur la prévention de la pollution par les eaux usées des navires.
À la suite de chaque présentation, les différentes parties prenantes ont apporté leurs contributions techniques, permettant d’apprécier les capacités existantes, d’identifier les insuffisances et de relever les défis liés à la réception, au contrôle, au stockage et au traitement de ces déchets.
Ont notamment pris part aux échanges les représentants du Centre Ivoirien Anti-pollution (CIAPOL), de la Direction générale des Affaires maritimes et portuaires (DGAMP), des Ports autonomes d’Abidjan et de San Pedro, de l’Administration des Douanes ainsi que du laboratoire ENVAL.
Des outils opérationnels pour renforcer le dispositif national
La deuxième journée a été consacrée à l’examen et à la validation des outils techniques destinés à évaluer les capacités des opérateurs privés intervenant dans la chaîne de gestion des déchets des navires.
Les participants ont ainsi procédé à la présentation et à la validation des fiches numériques d’évaluation et de notation des capacités techniques des opérateurs chargés du transport, du stockage et du traitement des déchets.

Les manuels de procédures ainsi que les protocoles de visite d’évaluation des opérateurs ont également été examinés et validés.
Ces travaux ont permis de consolider une approche commune d’évaluation des prestataires et de disposer d’outils harmonisés pour apprécier leur aptitude à assurer une gestion conforme aux exigences environnementales et réglementaires.
Vers une feuille de route pour l’opérationnalisation de MARPOL
Au terme des échanges, les participants ont procédé à la synthèse des travaux et formulé des recommandations destinées à accompagner l’opérationnalisation des Annexes II, III et IV de la Convention MARPOL en Côte d’Ivoire.

L’élaboration des éléments d’une feuille de route constitue une avancée importante pour renforcer les capacités nationales, améliorer les installations de réception portuaires et assurer une meilleure traçabilité des déchets issus des navires.

À travers cette initiative, la DPPN réaffirme son engagement à accompagner la mise en œuvre des instruments internationaux de protection de l’environnement et à promouvoir une gestion écologiquement rationnelle des déchets du transport maritime.
La protection du milieu marin est une responsabilité collective qui exige des capacités techniques renforcées, une coordination efficace des acteurs et des dispositifs opérationnels adaptés.

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